L’enseignement en Europe : que nous apprend le rapport 2012 ?

Un rapport de la Commission Européenne évalue l’enseignement en Europe.  Il s’agit des grandes tendances générales de l’évolution récente de l’enseignement au sein des pays-membres.   Une amélioration globale des systèmes d’éducation, mais aussi quelques risques : celui de moins investir face à la crise économique, un danger de pénurie dans plusieurs pays du continent et des jeunes surqualifiés par rapport à l’emploi qu’ils occupent…

Ce vendredi 10 février, la Commission européenne présentait à Bruxelles son dernier rapport sur l’état de l’enseignement en Europe : Chiffres clés de l’éducation en Europe 2012.  Les grandes tendances qui s’en dégagent peuvent se résumer en 5 points :

  1. Des réformes qui tendent à offrir une éducation de base pour tous
  2. Une augmentation globale de la qualité de l’enseignement en Europe
  3. Des investissements inchangés dans certains pays mais réduits dans d’autres face à la crise
  4. Une meilleure formation des enseignants mais aussi un risque de pénurie dans certains pays
  5. Une augmentation des jeunes qualifiés, dans le tertiaire, mais aussi des jeunes surqualifiés par rapport aux emplois qu’ils occupent

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1. La plupart des pays d’Europe ont entamé des réformes qui étendent l’offre éducative de base pour tous.  Autrement dit, tout le monde ou presque peut bénéficier d’un enseignement de base en Europe.

Partout, les auteurs constatent un allongement de la scolarité obligatoire, généralement aux environs de  18 ans.

La tendance générale est également d’accroître l’autonomie des écoles au niveau local.

2. Les chercheurs constatent également une augmentation globale de la qualité de  l’enseignement en Europe.  De plus en plus de pays font appel à des procédure “d’assurance-qualité” afin d’évaluer leurs systèmes d’enseignement.

3. Les investissements dans l’enseignement sont restés globalement inchangés face à la crise de 2008.  Mais, certains pays ont tendance à revoir les subsides à la baisse en réponse aux difficultés budgétaires.  Or, l’éducation et la formation sont les seuls avantages comparatifs que l’Europe peut encore avoir face aux concurrents extérieurs dans une économie globalisée.  Le danger est donc réel d’un déclin de notre compétitivité dans une économie de plus en plus tournée vers la connaissance.

4. La qualité de formation des enseignants augmente aussi.  Et les chercheurs voient une volonté de continuer à améliorer cette formation.  Mais, la profession est de moins en moins attractive et certains pays, dont la Belgique et Bruxelles en particulier risquent de connaître une grave pénurie d’enseignants dans les toutes prochaines années.   En outre, de nombreux jeunes enseignants changent d’emploi avant 5 ans.  Il faut donc trouver des pistes de valorisation.

5. Il y a une augmentation très nette des jeunes diplomés de troisième cycle, surtout dans les groupes d’âge 20-24 ans et 30-34 ans.  Mais, ils occupent trop souvent des emplois sous-qualifiés par rapport à leur formation.

Les auteurs préconisent donc une meilleure adéquation de l’enseignement aux exigences du marché.  Ils suggèrent deux pistes : anticiper ses besoins par une observation du marché du travail à court terme et adapter la formation par des modules courts de spécialisation qui permettraient de réponde rapidement aux besoins.

Si le paysage général brossé par les auteurs est plutôt positif, certains danger menacent et, à moyen terme, risquent de fragiliser davantage l’économie européenne : la pénurie d’enseignants prévue dans plusieurs pays, la réduction des budgets de l’enseignement face à la crise économique et le manque d’adéquation entre la formation et un marché du travail en évolution rapide et constante.

Encore une fois, la formation est le seul levier que l’Europe puisse encore actionner pour rester compétitive face aux économies émergentes.   Des pays d’Asie investissent énormément dans la formation de leurs jeunes.  Les jeunes des pays du Golfe sont de plus en plus nombreux dans les universités occidentales, mais aussi à Singapour ou à Tokyo.

Si l’Europe n’investit pas massivement dans la formation et l’enseignement, elle se condamne elle-même au déclin économique à moyen terme.  Ce n’est pas dans quelques années qu’il faut agir : c’est maintenant !

Pour visionner la carte ou en créer vous-même, télécharger XMind gratuitement ici !

Malgré une situation économique difficile le recrutement se poursuit dans le secteur financier

Au premier abord le métier de directeur financier peut sembler peu attractif. Les stéréotypes qui nous viennent tout de suite à l’esprit sont bien sûr : l’expert comptable qui effectue un travail répétitif et ennuyeux. Cela était peut-être le cas auparavant, mais aujourd’hui les choses ont bien changé. Les emplois liés aux chiffres sont plus intéressant du fait du développement du monde financier.

Un directeur administratif et financier est assimilé à un cadre. Il est responsable de son service et a de nombreuses responsabilités : l’optimisation de la gestion financière, l’entretien des relations avec les apporteurs de fonds et les investisseurs. Son rôle est également de gérer le budget et de veiller à sa bonne répartition. Un directeur administratif doit disposer de certaines aptitudes incontournables comme par exemple la rigueur, en effet, une erreur de virgule peut avoir de grave conséquence sue la vie de la société. C’est une personne en qui le chef d’entreprise doit avoir toute confiance. C’est lui qui met en œuvre la politique financière de l’entreprise.

Les directeurs financiers sont généralement issus d’école de commerce, ils doivent donc suivre un cursus scolaire de plusieurs années. Ils sont très recherchés par les entreprises car ils valident les décisions financières par rapport au budget annuel. C’est l’un des éléments déterminant dans le choix ou non de démarrer un nouveau projet ou de lancer un nouveau produit, car il veille sur les fonds de l’entreprise et est capable de dire s’il y a un budget suffisant pour ces projets. C’est également lui, ainsi que le chef d’entreprise qui sera en contact avec la banque pour une éventuelle demande de prêt.

Des sites de recrutements en ligne proposent aux entreprises différents profils de directeur financier. L’analyse de l’expérience, du parcours scolaire ainsi que des autres critères est beaucoup plus avancée que sur un curriculum vitae classique, ce qui permet aux sociétés de mieux appréhender les capacités et les aptitudes des personnes et donc de ne pas perdre de temps avec de nombreux entretiens d’embauche aléatoires.

Il est important de bannir les idées reçues que nous avons sur les directeurs financiers. C’est un métier qui ne connait pas la crise car toute société à un rapport direct avec l’argent, il y aura donc toujours besoin de professionnels dans le monde financier.

Pour votre recherche d’emploi : ne négligez pas les PME !

Vous sortez tout droit d’une école prestigieuse ?  Votre diplôme tout neuf sent encore l’encre d’imprimerie ?  Et vous vous voyez déjà travailler au siège central d’une multinationale ?

Vers une multinationale ?

N’allons pas trop vite !

Les sirènes des grandes entreprises attirent souvent de nombreux candidats : plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de candidat pour un même poste.

Pourquoi ne pas faire vos premières armes dans une PME ?

Si ce sont les grandes entreprises qui font la une des médias – le plus souvent quand elles se portent mal, d’ailleurs - ce sont les PME qui sont les plus dynamiques en termes de création d’emploi !

Avec des avantages non négligeables

  • la proximité : elles ne sont pas toutes concentrées dans ou autour de la capitale, mais disséminée à travers tout le pays et il y a gros à parier qu’il y en a tout près de chez vous
  • un milieu souvent plus convivial, des rapports plus proches entre collaborateurs
  • une hiérarchie moins verticale, souvent moins lourde que dans de grandes entreprises
  • la possibilité d’y acquérir une expérience utile à valoriser sur votre CV

Des relations plus conviviales

Quelques inconvénients cependant

Pas convaincu ?

Pourtant – comme l’explique cet article de RH Tribune – depuis 2005, les PME belges ont créé plus de 10 % des nouveaux emplois.

Et qui est en tête du classement ?  La Wallonie !  Avec 11,5 % de croissance entre 2005 et 2010 !

Alors, pour votre prochaine recherche d’emploi, ne négligez pas les PME de votre Région : elles méritent mieux que la méconnaissance générale qui est souvent leur lot…

et elles pourraient bien vous offrir votre prochain job !

Langues : le gène manquant des Francophones

Jeudi dernier – 17 février 2011 – je roulais vers le lieu de la formation que j’animais.  Dans la voiture, j’écoutais Classic 21, comme souvent lorsque je travaille en Belgique.

J’ai entendu une interview du colonel Luc Gennart, ancien patron de la base aérienne de Florennes, qui tonnait contre la flamandisation de l’armée.

Malgré toute l’admiration et la sympathie – réelles –  que j’éprouve pour cet officier loyal et honnête, j’ai bondi sur mon siège à l’écoute de l’un de ses arguments et je suis toujours en colère au moment où j’écris ce billet.

Le colonel expliquait que l’armée belge connaissait une “flamandisation” croissante des officiers supérieurs au point qu’à présent on compte parmi les généraux pas moins de 71 % de Néerlandophones pour 29 % de Francophones.  Je suis aussi révolté que lui par cet état de fait qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, à quel point les rouages institutionnels de ce pays ont été conquis et verrouillés par les Flamands.

Mais, il explique cette situation – entre autres choses, heureusement – par le fait que “pour nous les Francophones, apprendre une autre langue est plus difficile.”

Je ne m’explique pas comment ma voiture n’a pas quitté la route quand j’ai bondi derrière mon volant en entendant cette ineptie !

Quel est donc ce gène linguistique dont seraient dotés les Flamands – et les Hollandais – qui apprennent apparemment le français zonder moeite et l’anglais without effort ? (Pour reprendre le slogan d’une célèbre méthode de langue).

 

Trouvez le gène des langues et gagnez un séjour linguistique en Laponie !

Quelle est donc cette mystérieuse prédisposition qui favorise l’apprentissage des langues chez nos voisins naturellement polyglottes alors que le pauvre Francophone, lui, se retrouve prisonnier du carcan unilingue par on ne sait quel atavisme suspect ?

Peut-être faut-il donner raison à Yves Leterme qui s’était mis la moitié du pays à dos en déclarant, lors d’une interview au journal français Libération, queles francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais” ?

Pour ma part, je me refuse à croire à un tel darwinisme linguistique et mon expérience de formateur me suggère d’autres sources à cette différence dans les niveaux d’apprentissage.

Une différence de maîtrise

Car il y a une différence, c’est clair : alors que beaucoup de jeunes Francophones ânonnent péniblement leurs phrases stéréotypées en néerlandais ou en anglais, les jeunes Flamands et Hollandais maîtrisent souvent ou l’anglais ou le français, voire les deux dès le milieu des études secondaires.

Mais est-ce vraiment lié à une caractéristique ethnique ou génétique ?

Je n’y crois pas une seconde !

J’ai formé au cours des dernières années suffisamment de jeunes – et moins jeunes – Francophones aux langues pour savoir qu’ils sont à même d’apprendre n’importe quelle langue, de la maîtriser et d’en tirer un plaisir croissant…

Les conditions du succès

Pourquoi les jeunes Flamands et Hollandais réussissent-ils là où les jeunes Francophones échouent ?

Parce qu’ils ne sont pas placés dans les mêmes conditions d’apprentissage… Tout simplement !

Pour moi, il y a deux grandes différences objectives et une subjective qui expliquent ce fossé linguistique entre Francophones et Néerlandophones.

La différence subjective

Les Néerlandophones ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique peu nombreux.  Si on ajoute les Flamands aux Hollandais, on arrive grosso modo à 22 millions de locuteurs (natives) et près de 30 millions si l’on y ajoute les personnes pour qui le néerlandais constitue une deuxième langue.  C’est très peu.

De plus, le néerlandais, en Belgique n’a obtenu une reconnaissance officielle tardive.

Ils savent donc qu’ils doivent parler d’autres langues s’ils veulent trouver un emploi dans un marché tourné essentiellement vers l’exportation – c’est valable aussi bien pour la Hollande que pour la Flandre.

Les Francophones, par contre, ont conscience d’appartenir à un groupe linguistique beaucoup plus large : environ 136 millions de locuteurs (natives), et jusqu’à près de 200 millions si on y ajoute les personnes pour qui le français constitue une seconde ou une troisième langue.

Le français a été la langue de la diplomatie internationale et des cours princières pendant des siècles et le parler confère un certain prestige à son locuteur comme en témoignent les nombreuses citations françaises (parfois très approximatives, d’ailleurs) dans les journaux, magazines et livres anglais, américains ou hollandais… (Ouvrez un numéro du Guardian, du New Yorker ou de Vrij Nederland, et vous serez édifié…).

Mais, ce prestige cède la place à l’anglais dès qu’il s’agit du monde économique ou scientifique.  Et les Francophones n’ont pas encore conscience – ou pas suffisamment – de cet état de fait…

Les différences objectives

  • Une plus grande exposition aux autres langues dans l’espace culturel néerlandophone
  • Des méthodes d’apprentissage des  langues plus dynamiques et plus en prise avec le monde d’aujourd’hui dans le même espace

L‘exposition à d’autres langues

Je n’ai jamais compris pourquoi, dans l’espace culturel francophone européen, les films sont systématiquement doublés.  Sauf quelques films d’auteurs, peu accessibles au plus grand nombre, dans des ciné-clubs programmés généralement à une heure où les gens qui travaillent le lendemain  dorment depuis belle lurette…

Les séries américaines sont également doublées systématiquement.  Et donc, dans nos versions aseptisées, Tom Hanks parle avec cette affreuse voix de canard si différente de l’originale, un peu rapeuse et toute en tonalités mâles… Tant mieux pour les acteurs, qui trouvent un complément de revenus, mais tant pis pour nos jeunes !

Car, tant en Flandre qu’aux Pays-Bas, les films et les séries anglo-saxons sont systématiquement sous-titrés, ce qui change tout : les jeunes sont exposés à l’anglais, à son vocabulaire, à ses structures, à la musique de la langue… dès le plus jeune âge.   Ce qui fait que, lorsqu’ils arrivent à l’école, ils n’ont pas l’impression de s’adresser à un ambassadeur Klingon, mais bien à un professeur terrien qui les accueille dans un idiome familier.  Cela fait toute la différence.

 

Des méthodes d’apprentissage adaptées

En tant que formateur officiant dans des écoles privées – dont la nôtre, la Lingua Franca Academy – je suis confronté à des demandes de jeunes Francophones qui échouent aux examens et me demandent de les aider à préparer les sessions de rattrapage.  Des étudiants qui désirent étudier à l’étranger – Angleterre, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Asie, etc. – me demandent aussi de les préparer à leur nouvel environnement…  Je coache aussi des personnes qui souhaitent travailler dans un pays ou une entreprise anglophone – ou multilingue, commes les institutions européennes…

De la parole avant toute chose

Cette adorable jeune fille brune – appelons la Sandrine –  balbutie quelques mots, bégaie, hésite, se tait, reprend péniblement… et abandonne finalement dans un hoquet qui ressemble à un sanglot.

C’est la deuxième fois que je la vois et je suis perplexe : cette adolescente intelligente de 17 ans est capable de lire, en ne perdant pas une syllabe, la version anglaise de La Mouche, la nouvelle de science-fiction de George Langelaan qui a donné son nom au film avec Jeff Goldblum.

Là, je viens de lui demander de me raconter ce qu’elle a compris d’un texte de deux pages que je lui ai donné à lire la semaine précédente et, au bout de deux minutes aussi pénibles qu’une séance chez l’inquisiteur, elle est au bord des larmes.

Je ne comprends pas bien.  Je lui demande : – “Vous faites bien de l’expression orale, au cours ?  Vous parlez anglais, de temps en temps ?”

Et elle me répond cette chose incroyable : “- Oui, d’avril à juin.  Le reste de l’année, on fait de la lecture, de la grammaire, de la traduction…”

Souvenez-vous : vous étiez enfant et votre maman vous sussurait à l’oreille des choses gentilles, de ces paroles suaves comme seules les mères savent en inventer pour leur bébé…

Maintenant, imaginez : votre maman vous parle d’avril à juin.  Le reste de l’année, elle vous remet des livres de grammaire ou de très mauvaises photocopies, comme j’en vois trop souvent dans les classeurs de mes étudiants…  Il y a gros à parier qu’à 45 ans, vous en êtes encore à balbutier votre langue maternelle et à vous mettre dans des états nerveux proches de celui de Sandrine…

Une langue, ça se parle d’abord.  C’est à ça que ça sert : exprimer, avec des mots PARLÉS, ses besoins, ses envies, ses émotions, ses projets, etc.

L’écriture et la grammaire viennent plus tard consolider les acquis du langage

Nos enfants apprennent encore les langues vivantes comme nous apprenions le latin il y a 50 ans !

Mais l’anglais et le néerlandais ne doivent pas leur servir à traduire Shakespeare ou Multatuli comme nous traduisions Ciceron : ils doivent pouvoir demander à l’aéroport où se trouvent leurs bagages, au restaurant pourquoi leur pizza n’arrive pas, au chauffeur de bus si l’arrêt de Piccadilly est encore loin…   Et non pas déchiffrer à l’aide d’un dictionnaire fatigué les monologues déprimants d’un prince danois mort il y a 1000 ans… (Et c’est un passionné, collectionneur de tout ce qui se rapporte au théâtre élisabéthain et jacobéen qui vous parle…).

Des sources en prise avec l’univers des jeunes

Louise – un autre pseudo – a 16 ans.  Elle est passionnée par l’univers de Twilight, cette saga de vampires écrite par Stephenie Meyer et dont le succès auprès des jeunes constitue un véritable phénomène de société.  Xavier a 19 ans.  C’est un vrai geek : fou de jeux vidéo, il se destine à la programmation informatique.

Louise vient me voir car elle est en échec scolaire.  Xavier se rend aux États-Unis dans deux mois et veut parler les rudiments de la langue avant de partir… Après six ans d’anglais en secondaire, il est incapable de commander un sandwich dans un snack de Camden ou de New York !

Par un hasard qui fait qu’ils se croisent dans les couloirs de l’école lors de la première séance, je découvre que non seulement ils se connaissent, mais qu’ils ont eu le même professeur d’anglais.

Qui leur a procuré un medium moderne et attractif pour leur apprendre la langue de Dickens et Stevenson : Tintin et l’île noire, en traduction anglaise.

J’adore Hergé, je le tiens pour un des génies de la bande dessinée mondiale.  Mais Tintin et l’île noire a été édité en français en 1938, soit l’année de  naissance de mon père !

Et j’apprends par la même occasion que cet album sert depuis pas mal d’années pour régurgiter le même programme…

Il faut arrêter de prendre nos jeunes pour des crétins !

J’ai donné à lire à Louise des extraits de Twilight, une interview d’une des actrices principales, nous en avons discuté tous les deux.  Nous avons travaillé sur la chanson The Fear de Lilly Allen.  Nous avons visionné des extraits de films sortis dans l’année, dont Slumdog Millionaire,  dont elle a lu des extraits du livre en anglais…

Avec Xavier, nous avons travaillé sur une interview de concepteur de jeux vidéo, nous avons tenté de comprendre des extraits de The Green Hornet – la série, le film n’était pas encore sorti – et nous avons lu des passages d’Angel and Demons.  Nous avons décortiqués des extraits du New York Times et avons parlé de la chanson The Scientist de ColdPlay.

Nous avons fait aussi de la grammaire : conjugaison, accords, etc.  Nous avons simulé des entretiens au restaurant, au cinéma, dans un hôtel, dans un taxi, etc.

Louise a réussi ses examens et Xavier est en Californie.

Se donner le droit de se tromper

Amélie est aussi une jolie brune de 17 ans.  Elle parle un anglais parfait, quasi-oxfordien alors qu’elle n’a jamais mis les pieds en Angleterre.

Elle participe pour la première fois à un atelier d’anglais avec un groupe de jeunes de son âge.

Je ne comprends pas pourquoi elle est là.  Elle pourrait me remplacer demain au pied levé.  Je la soupçonne même d’être meilleure que moi en grammaire car lorsque je l’interroge sur cette matière, ses réponses fusent comme des feux d’artifice et jamais, jamais une erreur !

Je lui demande quels sont ses objectifs en venant ici.  Elle m’explique que ses parents l’emmèneront en Angleterre dans quelques mois pour un séjour d’une semaine ou deux et qu’elle veut “parler parfaitement avant d’aller là-bas“.

Car Amélie a une phobie : elle a une peur maladive de se tromper !

Imaginez un peu, si elle allait dire “I wish you was here” au lieu de “I wish you were here” !

Quel drame !  Quel déséquilibre monstrueux dans l’écosystème linguistique mondial !!!

Amélie abandonnera l’atelier après une seule séance.  Elle ne peut tout simplement pas parler devant les autres.  Par peur.  Peur que des adolescents de son âge se moquent d’elles et la montrent du doigt.  J’ai appris depuis qu’elle avait renoncé à son séjour en Angleterre…

Moi qui fréquente des Anglais, des Néo-Zélandais, des Africains, des Italiens, des Saoudiens et des Asiatiques tout au long de l’année – en plus des Hollandais et des Flamands ! – je peux vous dire une chose :

- ils se trompent tous !  Et moi aussi !

Tout le monde s’en fout !

C’est normal de se tromper !  Même dans une langue étrangère.  Même dans notre propre langue !

C’est comme ça qu’on apprend : par essai et erreur !

Il faut que les professeurs de langue cessent de traumatiser les étudiants en leur faisant viser une perfection qui n’existe pas dans le monde réel ! Et qu’en-dehors de l’école, personne n’exigera d’eux !

On ne devrait même pas donner de cotes aux cours de langue.  C’est contre-productif !

Corrigez gentiment ! Faites prendre conscience de l’erreur - pas de la faute, pour l’amour des langues !  Et amenez la personne à se corriger d’elle-même.  Et apprenez-lui à rire de ses approximations

Vous lui rendrez un meilleur service qu’en la transformant en une de ces névrosées des langues qui n’osent pas aller à Londres ou à Amsterdam parce qu’elle parle mal ou “pas trop bien”…

Hommage aux professeurs qui…

J’ai bien conscience en écrivant ce billet que je n’ai mis l’accent que sur ce qui ne marche pas.   Parce qu’en tant que formateur dans une école privée, je répare souvent les dégâts – quand c’est encore possible – commis par une éducation aux langues déficiente…

Je voudrais quand même terminer en disant que tout n’est pas négatif.  Des écoles organisent des cours en immersion.  Des professeurs prennent des initiatives qui vont dans le bon sens.

Mais ce sont encore trop souvent des initiatives isolées au sein de programmes généraux mal adaptés aux réalités d’aujourd’hui.  On apprend encore trop souvent les langues vivantes en traduisant des textes comme s’ils avaient été écrits il y a deux mille ans.

Les classes sont surchargées.  Comment faire parler tout le monde quand le cours dure 50 minutes – la fameuse “période” – alors qu’il y a près de 30 étudiants dans la classe ?

Parents, vous avez aussi une responsabilité dans tout ça : exigez des cours de langue de qualité pour vos enfants ! Etre unilingue dans le monde d’aujourd’hui, c’est un handicap plus lourd qu’être analphabète il y a 50 ans…

Aujourd’hui, comme le dit Thomas Friedman, the world is flat

 

Etudes et professions : les salons du Siep vous informent et vous orientent

Votre fils de 18 ans ne sait toujours pas ce qu’il veut “faire plus tard” ?  Votre fille cadette ne veut plus entendre parler d’études ?  Vous avez envie de changer de métier, mais vous ne savez pas vers quoi vous orienter ?

Les salons Etudes et Professions du Siep sont peut-être l’opportunité de trouver non pas “chaussure à votre pied”, mais “avenir sur mesure”…

Il redémarrent à partir d’aujourd’hui dans 6 villes de la Communauté française :

  • Namur : les 11 et 12 février à Namur Expo
  • Tournai : les 18 et 19 février à Tournai expo
  • La Louvière : les 25 et 26 février au Hall Omnisports Bouvy
  • Liège : du 17 au 19 mars à la Halle des Foires
  • Charleroi : les 18 et 19 novembre à Charleroi Expo
  • Bruxelles : les 25 et 26 novembre

Qu’est-ce que je peux y trouver ?

Le Siep, c’est le Service d’Information sur les Études et les Professions.  Un organisme sans but lucratif qui, depuis des décennies, informe sur les métiers, les filières d’études, etc.  Ils organisent aussi depuis 17 ans maintenant divers salons à travers toute la Communauté française.

Chaque salon présente  ”un panel représentatif du monde de l’Enseignement, de la Formation et de l’Emploi mais aussi de la Jeunesse et de l’International“.

Des professionnels de l’information et de la formation sont également présents et peuvent répondre à vos questions en matière d’orientation professionnelle et/ou scolaire.  Des animations et des démonstrations vous feront découvrir des métiers parfois peu connus ou mal perçus.

Chaque salon se compose de 5 espaces : Information-Orientation, Etudes, Emploi-Formation, International et Jeunesse.

Pour en savoir plus sur le Siep, cliquez ici.

L’égalité, la Chine et l’Occident : quand le banquier est aussi anthropologue

Qu’y a-t-il de commun entre l’idée d’égalité, la croissance de la Chine, le déclin de l’Occident, un banquier et l’anthropologie ?

Le commun dénominateur de cet inventaire à  la Prévert s’appelle Hakim el Karoui et n’a pas fini de nous étonner.

D’origines franco-tunisiennes, il est né à Paris en 1971.  Fils de deux professeurs d’université, il commence une carrière de professeur de géopolitique avant de bifurquer vers la politique – il est conseiller du premier ministre Jean-Pierre Raffarin – et enfin, la banque – spécialiste des marchés émergents chez Rothschild & Cie Banque (bibliographie – presque – complète ici).  Il est également le fondateur du Club du XXIe siècle et de Young Mediterranean Leaders, “réseau exclusif réunissant des jeunes décideurs issus des sphères politiques, économiques, culturelles, scientifiques, universitaires et associatives du pourtour méditerranéen.

J’ai découvert son nom au détour d’un article du Figaro sur la Chine qui achète le monde et  j’ai  voulu en savoir plus…

J’ai donc tapé Hakim el Karoui sur Google et trouvé deux ouvrages signés de son nom, dont le dernier, paru en 2010, Réinventer l’Occident, que je vais m’empresser d’acheter et dont je vous rendrai compte dans un futur billet.

J’ai voulu aussi vous faire profiter de cet exposé qu’il a donné aux Ernest – sorte d’équivalent francophone des conférences de TED.com, nommées ainsi en référence aux poissons rouges du bassin de l’École  - à l’Ecole Normale Supérieure  à Paris et dans lequel il traite de l’idée d’égalité.  Une idée bien française.  Et en voie de disparition dans cette même société française, y compris à gauche où elle ne fait plus recette, c’est le moins qu’on puisse dire…

Hakim el Karoui s’y révèle un essayiste proche d‘Emmanuel Todd, cet anthropologue français qui a étudié les rapports entre systèmes politiques, religieux et familiaux.  Et analyse la place de l’égalité dans la société française d’abord, dans le monde ensuite.  Il y dissèque avec une rare intelligence – et une absence de préjugé plus rarissime encore – le déclin de la puissance occidentale, l’émergence d’autres puissances économiques et propose des pistes afin de sauver nos modèles sociaux et démocratiques.  Car El Karoui n’est pas Spengler et croit encore que l’idée d’égalité a de l’avenir et l’Occident un rôle à jouer.  Si…

L’Italie manque cruellement d’artisans

Envie de travailler au soleil ?  De participer à la rénovation de palais romains ou d’églises vénitiennes ?  Ou plus simplement d’exercer un métier manuel sous le soleil toscan ?

Il est peut-être temps :

  1. d’apprendre l’italien
  2. d’envisager de déménager

Florence

En effet, alors que le chômage des jeunes dépasse allègrement les 25% dans la péninsule, les entreprises peinent à trouver de la main d’oeuvre pour une série impressionnantes de métiers manuels.  La Confartigianato – la fédération italienne des artisans –  en a repéré 68 pour lesquels la main d’oeuvre qualifiée manque cruellement.

Parmi ces métiers désertés : cuisinier, tailleur de pierre ou de marbre, menuisier, tailleur, pâtissier, etc.  Même les fabricants de glaces et de pâtes manquent, dans le pays des spaghetti et des gelati…  Un comble !

Un exemple ?  Alors que pour les deux dernières années, le nombre de demandeurs d’emploi entre 15 à 34 ans a augmenté de 216.000 unités, 83% des 1.500 postes de poseurs de volets proposés cette année  sont toujours inoccupés…

Si vous m’avez pris au mot et avez envie de travailler en Italie dans l’une de ces spécialités, rendez-vous sur la page “Italie” d’Eures, le guichet européen qui vous donnera toutes les informations utiles sur vos droits, les conditions de travail, les formalités, etc.

Article originial (en italien) sur le site de La Repubblica.

Semaine de l’emploi : 8 salons de l’emploi en une semaine dans toute la Wallonie !

La semaine de l’emploi, ce sont 8 salons de l’emploi, en une semaine, dans toute la Wallonie. 

Et donc, 8  raisons :

  • d’aller voir de près ce qui se passe dans votre région en matière d’emploi
  • d’identifier les entreprises qui engagent près de chez vous
  • de rencontrer des employeurs potentiels
  • de réactualiser votre CV
  • de vous entrainer pour vos entretiens d’embauche
  • de TROUVER VOTRE JOB !!!

L’an dernier, 400 personnes ont trouvé un emploi durant ces salons et 2.500 se sont inscrites à une formation.  Vous aussi, profitez-en et donnez un petit coup de turbo à votre carrière !

Vous pourrez aussi améliorer votre CV ou bien préparer un entretien d’embauche avec des conseillers du Forem.

Ces salons sont organisés par le Forem dans huit implantations différentes tout au long de la semaine, de 10 à 17 heures

Voici les dates et les lieux de ces salons  (cliquez sur les liens pour avoir plus d’info):

  • Mercredi 13 octobre :
    •  Colfontaine (Mons) à l’Espace Magnum.  Un coup de projecteur sur les métiers verts.
    • Namur : Namur Expo. Flash sur les métiers du goût et de l’horéca.
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  • Jeudi 14 octobre :
    • Charleroi : Charleroi Expo (La Géode).  Focus sur les TIC et les métiers de la bureautique
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  • Vendredi 15 octobre :
    • Verviers : Centre de compétences Formalim et Polygone de l’eau.
    • 

  • Mardi 19 octobre :
    • Liège : Halles des Foires de Coronmeuse.
    • Louvain-La-Neuve : Aulla Magna, avec un focus sur la recherche et l’innovation.
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  • Mercredi 20 octobre :
    • Arlon : l’European Jobday, Hall polyvalent Parc des Expositions, avec l’accent sur le travail en Europe.
    • La Louvière : Hall omnisport de Bouvy.
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Bonne visite !

Salon de l’Emploi Virtuel : Monster repart en septembre !

Si vous êtes de ceux qui rêvent de voyager sans quitter leur chambre, ce salon est fait pour vous !

Le slogan de ce salon de l’emploi virtuel unique en Belgique est d’ailleurs : Monster Virtual Job Fair - Le seul salon emploi et carrière que vous pouvez visiter en pyjama‏.   Tout un programme !   

  

Des offres d'emploi ce matin ?

 Monster porte bien son nom puisque le site est le numéro un mondial des Job Boards – ces sites spécialisés dans la recherche d’emploi où vous pouvez laisser un CV –  avec des sites déclinés selon le pays du visiteur.      

Le Virtual Job Fair – Salon Virtuel de l’Emploi vous permet donc, depuis votre fauteuil:   

  •   de visiter des stands virtuels,
  • de découvrir des informations détaillées sur les entreprises présentes et les jobs qu’elles proposent,
  • de chatter avec des employeurs ou des recruteurs professionnels,
  • de laisser votre CV au “stand” de l’entreprise qui vous intéresse,
  • de postuler en ligne pour une fonction qui vous attire.

Tout cela gratuitement et pendant trois jours, du 27 au 29 septembre prochain !   

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L’Allemagne recrute 65.000 travailleurs qualifiés !

Vous avez dit 65.000 travailleurs qualifiés ?

Oui, l’Allemagne recherche 65.000 travailleurs et comme elle ne peut les trouver chez elle, elle fait appel aux volontaires d’ailleurs…

 Pour quelle raison ?

Et bien il y a plusieurs raisons à cela :

  1. L’Allemagne est le premier pays exportateur au monde.  Et elle exporte davantage de biens manufacturés et de service à haute valeur ajoutée que de matières premières.
  2. L’Allemagne a développé une politique de protection des travailleurs et la récente crise économique a à peine affecté son taux de chômage alors que la plupart des pays d’Europe font toujours face à des chiffres du chômage élevés.
  3. La population allemande est vieillissante et bon nombre des “baby boomers” s’apprêtent à prendre leur retraite.  Le taux de naissance actuel est insuffisant pour remplacer ceux qui partent à la pension et le pays est donc contraint à faire appel à de la main d’oeuvre étrangère afin de maintenir son industrie gigantesque mais compétitive.

  

 Quels sont les types de travailleurs recherchés ?

Ce sont surtout des travailleurs de quatre secteurs :

  1. Informatique
  2. Sciences naturelles
  3. Mécanique
  4. Mathématiques

Quelles sont les procédures requises pour travailler en Allemagne ?

Pour les travailleurs issus des Etats-Membres de l’UE, il n’y a aucune procédure particulière : ils peuvent vivre et travailler en Allemagne sans permis de séjour et/ou de travail.  Pour les personnes venant de pays hors UE (Chinois, Indiens, Brésiliens, etc.), les autorités envisagent de mettre sur pied un permis spécifique calqué sur le modèle canadien.  Mais pour l’instant, on ne sait pas s’il s’agira de la fameuse “carte bleue” européenne ou d’un système maison…

Pour en savoir plus sur les visas et permis, visitez cette page.  Pour en savoir plus sur l’Allemagne, visitez le site du CIDAL, Centre d’Information et de Documentation sur l’Allemagne.

 

 Quelles sont les conditions de travail en Allemagne ?

En fait, les conditions de travail en Allemagne sont parmi les meilleures d’Europe :

  • Salaire : les salaires allemands sont parmi les plus élevés d’Europe.  Les travailleurs allemands sont très bien organisés et leurs syndicats négocient des augmentations de salaire chaque année.
  • Horaires : les Allemands travaillent rarement plus de 8 heures par jour et il est interdit de rester plus de 10 heures par jour sur son poste de travail.

 Quels sont les avantages et les inconvénients ?

Avec les salaires allemands, vous pouvez mener une vie plutôt confortable.  Les salaires allemands s’accompagnent souvent d’avantages extra-légaux tels que voiture de société, téléphone, ordinateur portable, assurances hospitalisation, etc.  Le système de protection sociale est très généreux et les taxes varient non seulement en fonction de votre salaire mais aussi de votre situation familiale (conjoint travaillant ou non, nombre d’enfants, etc.).

L’alimentation est souvent meilleure marché qu’en France par exemple, mais moins variée.  L’Allemagne accueillant la plus grande communauté turque d’Europe, vous pouvez trouver facilement de la nourriture halal. 

Le logement est plutôt bon marché comparé aux prix européens.  Le chauffage coûte un peu plus cher à l’unité qu’en Belgique ou en France, mais les installations allemandes étant plus récentes, elles consomment moins d’énergie.

 La plupart des villes allemandes disposent de nombreux espaces verts ainsi que d’infrastructures sportives et culturelles.

La langue, avec ses déclinaisons, est plutôt difficile, mais beaucoup d’Allemands parlent ou au moins comprennent  l’anglais.  Les Allemands, comme les Hollandais, ont plutôt tendance à être très directs.  Ils parlent aussi très fort : vous avez l’impression qu’ils sont toujours en train de vous gronder.  Non : ils parlent, tout simplement.  Pour des personnes d’origine latine ou asiatique, c’est un peu perturbant au début, mais on s’y fait après un moment…

En résumé on peut dire que travailler en Allemagne peut être une expérience riche et excitante pour un jeune travailleur qualifié.

Comment trouver ces emplois en Allemagne ?

Suite à une demande dans les commentaires, je vous donne quelques tuyaux supplémentaires :

Pour trouver un emploi dans n’importe quel pays de l’Espace Economique Européen, vous pouvez consulter le site Eures.

Si vous souhaitez travailler en Allemagne, mais que vous ne vous sentez pas encore tout à fait prêt, le programme européen Leonardo da Vinci peut vous aider à trouver un stage et vous octroyer une bourse pour financer votre voyage et votre séjour.

Enfin, les grands sites d’offres d’emploi (les job boards, en bon français) ont tous leur site en Allemagne :  StepStones et Monster, par exemple.

 

 

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