Résumer un cours ou un article avec XMind

Comment résumer un cours ?  Ou un article ?  Ou tout autre texte pas trop long ?   Le mindmapping est un fabuleux outil d’analyse et donc se révèle très efficace pour résumer les principales idées d’un texte.  XMind, avec ses fonctionnalités – notes, export, etc. – va vous permettre d’aller encore plus loin, encore plus vite.  Bref, d’être plus efficace !

Beaucoup de personnes éprouvent des difficultés à résumer : étudiants en période d’examen, journalistes qui doivent présenter une nouvelle loi en 1500 signes, cadres à qui leur supérieur vient de demander un rapport en “en deux pages maxi” sur la situation de l’agence de Trifouillis-les-Oies…

Par où commencer ?  Comment distinguer les principales idées émises par l’auteur ?  Et surtout, où s’arrêter ?

Autant de points qui suscitent l’angoisse, voire la panique chez certains… et pas chez les plus stupides, contrairement à ce qu’on pourrait croire.  Le perfectionnisme peut amener à la paralysie devant les limites de la tâche à effectuer.

D’abord un peu de théorie.

Qu’est-ce qu’un résumé ?  

C’est une version raccourcie d’un texte existant.  On ne vous demande pas de retravailler ce texte, de broder ou de réinventer ce qu’a exprimé l’auteur.  On vous demande de réexprimer, en moins de mots, les idées principales de son discours.

Jetez un coup d’oeil sur cette carte heuristique : elle illustre la méthode que je propose aux étudiants que j’aide en coaching scolaire et aux participants de nos Ateliers Triple A : Apprendre A Apprendre. (Cliquez sur la carte pour la visionner et la télécharger depuis le groupe “Mindmaps francophones” sur Biggerplate).

Première étape : la préparation  

Ne plongez pas directement sur votre stylo, votre crayon ou votre clavier.  Commencez par une première lecture rapide du texte.

Essayez de repérer les parties principales du texte.  Si l’auteur a bien structuré son texte, chaque partie devrait contenir une ou deux idées essentielles, pas plus.  Le titre vous donne l’idée centrale du texte.  Le chapô – ce petit texte qui résume l’article et placé sous le titre – est déjà un résumé des principales idées de l’article.  Et les intertitres d’un article ou les rubriques d’un cours vous donnent un aperçu des idées développées dans cette partie.

Au cours de cette première lecture, prenez quelques notes.  Ces premières notes, vous pouvez les prendre sous forme d’une mindmap rudimentaire :  idée centrale (le titre), idées secondaires (intertitres, chapô, rubriques). XMind vous permet aussi de prendre des notes écrites (plus longues que de simples mots-clés, déjà “rédigées”) et qui seront incluses dans un document exporté sous format texte si vous le souhaitez.  J’y reviendrai.  Et aussi des notes audio : vous enregistrez votre voix et la note apparaît (sous forme de flèche verte) dans le sujet et la branche choisie.

Vous pouvez déjà vous poser des questions sur le contenu du texte et y répondre.  Si vous résumez en vue d’un examen, ceci est une façon efficace non seulement de comprendre et de mémoriser, mais aussi de vous préparer aux différentes questions que l’on pourrait vous poser.

Deuxième étape : la mindmap plus approfondie

Relisez votre première mindmap : vous avez ainsi en tête l’idée centrale, les idées secondaires et quelques notes, questions-réponses.  Allez plus loin : relisez votre texte une seconde fois en incluant des détails.  De nouveaux mots-clés sur de nouvelles branches.

Vous pouvez repérer les mots importants en les surlignant dans l’article.  XMind vous permet aussi d’intégrer dans vos sujets des documents (ici, un PDF, une mindmap sur les techniques de réactivation de la mémoire).

A ce stade, vous avez une mindmap qui reprend toutes les idées du texte, avec un certain détail.  Si vous avez le temps, laissez peut-être passer un quart d’heure à une heure avant de passer à l’étape suivante.  Vous l’aborderez avec un esprit plus reposé et un oeil neuf.

Troisième étape : la relecture

Relisez votre texte encore une fois et votre mindmap en parallèle.  Soignez votre mindmap.  Vous trouverez peut-être que certains éléments ne s’y trouvent pas encore.  Ou pas au bon endroit sur votre carte.  XMind vous permet de déplacer tous les éléments d’une branche à l’autre, etc.

Profitez-en pour illustrer votre mindmap : n’oubliez pas que l’association mots-clés, images, postion sur la branche est essentielle pour la compréhension et la mémorisation.

Autre élément indispensable pour la compréhension et la mémorisation : les liens.  Créez des liens, des associations entre les différentes parties de votre mindmap.  Illustrez-les avec des flèches, des accolades, ou encore des nuages.

Quatrième étape : l’export de votre mindmap

XMind vous permet d’exporter votre mindmap sous différents formats.  Profitez-en pour gagner du temps !

Comment ?  En exportant votre mindmap sous forme de texte : XMind vous donne accès à Word, TXT, RTF et PDF.  Attention, si vous exportez votre document sous forme de PDF, vous devrez disposer d’un éditeur PDF pour pouvoir le modifier…

Si vous l’exportez en Word, par exemple, l’idée centrale deviendra le titre de votre document, les idées secondaires des chapitres ou des rubriques, etc.  Vous pouvez choisir de conserver vos images ou non.  Et aussi, très intéressant, d’intégrer vos notes écrites dans votre document final.  Je reviendrai un de ces prochains jours sur les possibilités d’export d’XMind qui sont vraiment impressionnantes !

Et vous pouvez aussi exporter votre minmap sous forme de carte heuristique en choisissant l’image – comme dans ce billet – ou le document PDF.  Ou encore, vous pouvez choisir le mode PowerPoint qui vous donne en quelques clics une présentation qui pourrait bien épater votre patron !

Cinquième étape : la réactivation

Si vous résumez un texte en vue de le mémoriser, n’oubliez pas les techniques de réactivation.  Ce sont de puissants instruments de mémorisation.  Ce serait trop bête de vous en priver !

Les cartes heuristiques vous permettent de réactiver votre mémoire d’une façon très simple : relisez-les, de préférence en suivant les branches avec votre doigt, à voix haute, afin de stimuler tous vos canaux sensoriels en même temps.

Ou mieux encore : recréez-les !  Redessinez vos cartes à la main ou avec un logiciel.  En les recopiant.  Ou de mémoire.  Comparez-les ensuite.  Retravaillez-les.  Posez de nouvelles questions qui demanderont de nouvelles réponses.

Dans un prochain billet, je vous montrerai un exemple d’utilisation de cette méthode.  Une carte réalisée lors d’une séance de coaching scolaire.

Mindmapping, information et connaissance (vidéo)

Pourquoi le mindmapping est-il un outil extraordinaire pour  transformer l’information en connaissance ?  Et d’abord, quelle est la différence entre ces deux concepts que nous confondons allègrement ?  Un petit détour par Twitter, Heuristiquement et une vidéo de Luc Fayard s’impose…

Lorsque j’ai écrit “Pourquoi le mindmapping est-il si efficace pour étudier“, j’ai reçu un nombre incroyable de réactions : des commentaires sur le blog, mais aussi sur Twitter, des publications sur Scoop it, Pearltree, des messages via la page Contact, etc.

L’un de ces réactions sur Twitter m’a interpellé.

Ce tweet émanait de M. Olivier Legrand,  formateur en tic, et me disait ceci : “Le mindmapping est efficace car il transforme l’information en connaissance utile“.

Un tweet qui m’a laissé perplexe un bon moment…

Et puis, la lumière est venue d’une vidéo publiée sur Heuristiquement, le blog de mon ami Philippe Boukobza.  Une vidéo que je vous laisse découvrir ici.

Lionel Naccache donne une explication très simple et très convaincante de cette transformation de l’information en connaissance.  Et qui explique aussi très bien pourquoi, effectivement, le mindmapping transforme l’information en connaissance utile !

Une expérience subjective

“La connaissance est une expérience subjective.  C’est la rencontre d’un sujet, avec sa subjectivité, [...] avec un objet d’information, avec un support d’information, avec un contenu informationnel.  Et du coup, la connaissance, ce n’est pas uniquement l’information qui va être accédée, qui va être connue, mais c’est cette relation entre le sujet, avec tout ce qui caractérise cette subjectivité et une information.”

Ce qui m’a rappelé ce que disait Tony Buzan dans son livre Mindmapping for Business : que nous sommes en train de passer de l’ère de l’information à l’ère de l’intelligence, en passant par l’étape de l’ère de la connaissance.  Et que nous devons transformer “les bites d’information en quelque chose qui a du sens“.  (Mindmapping for Business, Pearsons Books, BBC Active, 2010, p. XVII).

Deux interventions qui donnent un éclairage particulièrement pertinent  à cette distinction entre information et connaissance.  Et qui expliquent aussi pourquoi le mindmapping est particulièrement efficace dans cette transformation de l’information en connaissance.

L’appropriation de l’information par un sujet

Le premier concept important est évidemment le sujet.  C’est une personne, avec sa subjectivité, son histoire, son expérience.  Les PNListes disent “sa carte du monde“.

Lorsque je crée une carte heuristique, je dispose les différents éléments – idée centrale, idées secondaires, mots-clés, branches, couleurs, images, symboles, relations, groupes - selon “ma carte du monde”.

Prenons un exemple contemporain qui n’a pu échapper à aucun européen : la crise grecque.

C’est mon expérience, ma connaissance préalable du sujet qui vont guider mes choix : choix de privilégier telle ou telle dimension de l’information.  Un économiste va sans doute retenir les chiffres, les taux d’intérêts, le montant de l’endettement, etc.  Un syndicaliste retiendra les luttes des Grecs, leurs manifestations dans les rues, le poids important des structures financières sur le monde du travail.

C’est justement cette appropriation de “l’objet information” par le “sujet” qu’est chacun d’entre nous qui fait que deux personnes ne font jamais vraiment deux mindmaps identiques sur le même sujet.

Lors d’ateliers de mindmapping, j’ai pu observer très souvent des mindmaps radicalement différentes alors que j’avais demandé aux participants de résumer un même texte.   Elles n’étaient pas bonnes ou mauvaises : elles étaient différentes.  Elles exprimaient l’expérience, les goûts, la sensibilité, les centres d’intérêt, l’histoire de chacun des participants.  Et donc, la richesse de l’expérience humaine.

La notion de sens

La remarque de Tony Buzan est également très importante à mes yeux : transformer l’information en “quelque chose qui fait sens”.

Nous sommes noyés sous des flots d’informations.  Mais quelques-unes seulement nous parviennent.  Encore plus rares celle qui nous touchent.  Et elles nous touchent parce qu’elles trouvent un écho en nous.  Quelque chose qui évoque une expérience passée : qui agite une sonnette – which rings a bell – comme le dit si joliment l’expression anglaise.

La différence entre information et connaissance tient aussi dans le sens que nous donnons à cette information.   Nous approprier une information, c’est d’abord lui donner du sens.  Un sens qui n’appartient qu’à nous.  Et qui confirme ou modifie notre carte du monde.   Notre mindmap personnelle, en quelque sorte…

La fin du travail ?

On nous l’annonce régulièrement.  Dominique Méda avait écrit un best-seller sur le sujet, il y a quelques années.  Et c’est une enquête de Radio France qui le confirme : le travail n’occupe plus une place centrale parmi les préoccupations des Français. Et sans doute de nombreux Européens…

Radio France a conduit une enquête auprès de ses auditeurs.  Plus de 6.000 d’entre eux ont répondu.  Et les résultats sont sans appel : le travail passe après la famille et les vacances !

Si 55 % des Français se disent contents d’aller au travail le matin, 70 % d’entre eux se disent également insatisfaits de leur situation au point de vouloir changer d’emploi.  Comment est-ce possible ?

C’est sans doute la course à la rentabilité à tout prix qui a dégradé les conditions et les relations de travail.  Les Français n’y trouvent plus la satisfaction et l’épanouissement qu’ils connaissaient naguère.

Cet épanouissement, ils sont plus nombreux aujourd’hui à le trouver dans la famille (63 %) et les loisirs (18 %) que dans le travail (12 %).

L’argent ne constitue plus le motif majeur du travail : pour 48 % des répondants, c’est le fait de pouvoir  apprendre quelque chose qui est important, tandis que 40 % ont besoin de “réussir quelque chose”.

Le temps passé en entreprise n’est plus vécu comme valorisant ou essentiel : 74 % des auditeurs sont pour la réduction du temps de travail.  Ils ne sont plus que 14 petits % à s’y opposer !

“Quel Travail Voulons Nous ?” Editions les Arênes 18€50, Jan Krauze, Dominique Méda, Patrick Légeron et Yves Schwartz.

Le livre aux éditions de l’Arêne

Quelle drogue pour quel métier ?

La question peut paraître saugrenue, mais l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) publie un premier rapport sur l’utilisation des drogues dans les différents métiers.  Vous ne goûterez pas aux mêmes paradis artificiels si vous êtes maçon, agriculteur, chanteur ou garçon de café ...

C’est le premier rapport de ce type et il faut reconnaître qu’il est plutôt surprenant !

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) publie régulièrement un “Baromêtre santé”.  Mais pour la première fois, il s’intéresse à la “consommation de substances psychoactives en milieu professionnel“.

L’alcool – eh oui ! – est la première drogue consommée chez les agriculteurs et les pêcheurs (16,6 % en boivent quotidiennement pour “seulement” 7 % des autres actifs de 16 à 64 ans).

Je ne suis pas vraiment étonné par ces chiffres.  Mais quel est donc le lien entre le travail dans le secteur de la construction et la consommation élevée de cannabis ?  13 % de maçons, couvreurs et autres plafonneurs ont donc besoin de plâner entre deux coups de truelles ou de grimper au faux-plafonds ?  Tandis qu’ils sont 16 % dans le spectacle à fumer un pétard avant de monter sur les planches…

Les maçons se montrent aussi amateurs de cocaine et de champignons hallucinogènes, tandis qu’informaticiens, restaurateurs et artistes s’éclatent avec les poppers, l’ecstasy et autres champignons…

Les enseignants, les travailleurs sociaux, les aides-ménagères et les fonctionnaires seraient finalement les travailleurs les moins tentés par les transes artificielles.

Ah bon ?

Pourquoi le Mindmapping est-il si efficace pour étudier ?

Pourquoi dit-on que le Mindmapping peut aider les étudiants ?  Est-ce vraiment si efficace ?  Et si oui, pourquoi ?

A ces questions, on peut répondre sans hésitation : OUI, le Mindmapping est une méthode efficace pour étudier.

Et ce, pour plusieurs raisons :

Une étude de Linda Kreger Silverman, Docteur en psychologie de l’Université du Colorado,  menée sur 750 élèves, a démontré qu’environ 30% d’entre eux utilisaient fortement le canal visuel-spatial, 25 % d’entre eux utilisaient principalement le canal auditif-séquentiel, et 45% utilisent les deux ensemble.  Parmi ceux-ci, 30% utilisent plutôt le canal visuel-spatial et 15%, plutôt le canal auditif-séquentiel.

Ce qui veut dire que l’enseignement actuel, basé principalement sur les mots, répond  vraiment aux besoins de 25% de la population scolaire !

Le Mindmapping est une des rares méthodes qui réconcilient nos deux hémisphères cérébraux et qui sollicitent autant de sens en même temps : avec sa structure en arbre, ses couleurs, ses images, sa disposition spatiale encourage l’utilisation du canal visuel-spatial.  Par son utilisation de mots-clés, d’associations et de relations entre les concepts stimule également l’utilisation du canal auditif et de l’intelligence verbale.  Lorsque vous dessinez une carte ou que vous suivez ses branches avec votre doigt, vous utilisez votre mémoire corporelle (kynétique).

Le Mindmapping  utilise aussi le principal mode  de fonctionnement de notre cerveau :  l’association.  Nous associons sans cesse des émotions et des souvenirs, des événements entre eux, etc.  Votre mémoire fonctionne par association, en créant des liens entre les nouvelles notions et celles qui sont déjà acquises.  C’est ainsi que vous construisez votre savoir : en liant du neuf avec de l’ancien.

Le mindmapping sollicite à la fois votre esprit de synthèse par sa vue globale, en un coup d’oeil, d’une situation, d’un problème, d’un concept, etc.  Il stimule votre faculté d’analyse par ses détails, les différentes parties de ses structures, les liens entre les différentes parties de la carte.

Par l’utilisation d’une structure très marquée, très hiérarchisée, ainsi qu’aux mots-clés, il fait appel à votre cerveau gauche, le cerveau rationnel, séquentiel, celui de la logique et des chiffres.  Par son utilisation des couleurs, des dessins, il sollicite votre cerveau droit, celui de l’intuition, de la sensibilité, de l’émotion et du sens esthétique.

C’est l’utilisation de toutes ces propriétés qui fait du mindmapping un outil si puissant de compréhension et de mémorisation.

En un mot, si le mindmapping est si efficace, c’est parce qu’il sollicite les différentes parties de notre cerveau et leurs façons différentes de fonctionner, en association, en collaboration.  Et ce à un niveau que peu d’autres techniques abordent.

Questions indiscrètes en entretien d’embauche, que faire ?

Vous êtes en entretien d’embauche et cela se passe plutôt bien.  Soudain, l’intervieweur vous pose des questions indiscrètes : êtes-vous enceinte ?  Etes-vous malade ?  Etes-vous syndiquée ?  Comment cela se passe-t-il avec votre épouse ?

Que faire ?  Ne cédez pas à la panique.  Gardez votre sang-froid.  Et mettez calemement les choses au point.  Voici un topo des questions indiscrètes – dont certaines sont illégales – et la stratégie à mettre en place pour vous en sortir.

Cela se passait bien.  Vous étiez sur un petit nuage, sûr(e) de l’avoir ce job tant convoité.  Et puis, patatras : cet intervieweur jusque-là si sympathique vous pose une ou plusieurs questions indiscrètes.

La première chose à faire est de garder votre sang-froid.  De ne pas mettre en péril votre candidature par une réaction trop émotionnelle.

Une stratégie du recruteur

Tout d’abord, il faut savoir que ces questions peuvent être une stratégie du recruteur.  Un exemple : vous postulez pour un emploi qui exige de la discrétion, comme la gestion de biens, par exemple.  Le recruteur veut savoir si vous allez répondre à la moindre question que l’on vous posera ou si vous avez la capacité de dire non poliment, mais fermement.

Si vous répondez trop facilement aux questions indiscrètes ou si vous vous énervez trop vite, le poste n’est pas pour vous…

Il peut arriver aussi que le recruteur soit tout simplement une personne trop curieuse, plus intéressée par votre vie personnelle que par votre projet de carrière…   Il peut s’agir aussi d’un manque de professionnalisme : trop d’entreprises confient le recrutement à des gens dont ce n’est pas le métier.  Les dirigeants de PME assument souvent cette tâche eux-mêmes.  Parfois, ils ne savent même pas que certaines questions sont illégales.

 Les questions illégales

Certaines questions sont non seulement indiscrètes, elles sont illégales.  Pourtant, certains employeurs ou recruteurs vous les poseront.  En voici quelques-unes :

  • Etes-vous enceinte ?  Cela peut vous paraître bizarre, mais cette question est interdite.  La poser constitue donc une discrimination.  Sauf dans les cas où la pratique du métier peut représenter un danger pour la mère ou l’enfant : si vous postulez comme assistante dans un service de radiologie, il est clair que vous ne pouvez pas vous exposer aux radiations sans mettre le bébé en danger.  Même chose si vous postulez dans une grande surface, pour une fonction qui vous amènera à soulever des charges lourdes.  Ou pour une usine utilisant des produits chimiques toxiques pour le foetus.  A vous de savoir si la fonction recherchée est compatible avec votre état.  Si oui, il n’est pas nécessaire de répondre à cette question.  Maintenant, si trois mois après votre engagement, vous traversez les locaux de l’entreprise ventre en avant toute, vous aurez du mal à cacher votre état…  Et le patron ne sera probablement pas très heureux de vous voir partir en congé de maternité.  Même si c’est votre droit le plus strict.  Le droit et les relations sociales sont deux choses différentes.   Y compris dans le monde du travail.
  • Etes-vous malade ?  Ici non plus, l’employeur n’a pas le droit de vous la poser.  A vous de vous poser la question d’abord : cet emploi est-il compatible avec ma maladie ?  Cette maladie représente-t-elle un danger pour mes futurs collègues ?  Si la réponse est non : foncez !
  • Etes-vous syndiqué ?  Quelles sont vos convictions politiques ? Cela vous regarde, pas l’entreprise.   Même si les employeurs ne raffolent pas des militants syndicaux, c’est votre droit le plus strict d’être membre d’un syndicat ou de militer dans un parti politique.  L’employeur n’a pas à savoir pour qui vous votez, ni quel syndicat vous représente.  Mais il y a des cas particuliers : si vous vous présentez comme attaché parlementaire dans un parti, ou comme cadre ou employé(e) dans un syndicat, il est clair qu’on va vous demander un engagement politique conforme.  C’est une question bon sens :  allez-vous travailler dans un parti qui défend des idées opposées aux vôtres ?  Attendez-vous d’un syndicat de gauche qu’il vous engage alors que vous militez dans un parti de droite ?  Encore une fois, un emploi, c’est plus qu’une fiche de salaire : ciblez donc un emploi qui vous correspond vraiment, non seulement à vos attentes en matière de rémunération, mais aussi en fonction de vos idées, de vos goûts, de vos talents…

Une stratégie de réponse efficace

Devant ce type de questions, vous vous sentez mal à l’aise, vous ne savez pas trop quoi répondre.

D’abord, gardez votre calme.  Vous énerver et répondre agressivement n’auraient qu’un seul effet : mettre fin immédiatement à l’entretien…  Et adieu le job  tant convoité !

Ensuite, affirmez poliment mais fermement : “ceci est un sujet personnel.  Je préfère ne pas répondre à cette question”.  Ou : “c’est une question qui concerne ma vie privée, je préfère donc ne pas répondre”.

Si la personne insiste, utilisez la technique du “disque rayé” : c’est terriblement efficace.  Répétez simplement la réponse, à chaque fois qu’on vous pose la question.  C’est extrêmement lassant pour votre interlocuteur.  Et cela vous évite de vous énerver.

Si vous avez affaire à un professionnel, il comprendra vite que vous utilisez ce type de technique et saura que vous n’êtes pas facilement influencé par ce type de question indiscrète.  Il cessera donc ce jeu très rapidement.

Si par contre, votre interlocuteur est une personne trop indiscrète qui continue à insister malgré tout : mettez vous-même fin à l’entretien.  Si c’est le patron d’une PME, il vaut mieux ne pas travailler avec ce type de personne.  Si c’est le recruteur d’une agence ou d’une grosse entreprise, n’hésitez pas à signaler son comportement à son employeur.   Cela évitera peut-être la même expérience à d’autres.

Vos objectifs personnels pour 2012

Comment faire de vos bonnes résolutions de 2012 une réalité ?  En les transformant en objectifs personnels ! 

Et en vous y tenant, bien sûr…

Le début d’année est toujours celui des “bonnes résolutions”.

Malheureusement, combien de fois celles-ci restent lettres mortes ?  Pratiquement tout le temps.  Et à chaquefin d’année, c’est la même déception : je n’ai pas fait la moitié de ce que je m’étais promis.  Et , en disant la moitié, je suis gentil…

Le meilleur moyen de vous tenir à vos bonnes résolutions, c’est de les transformer en “objectifs personnels”.

Pour cela, utilisez la technique des objectifs Smaart !  En un mot, vos objectifs doivent être :

Spécifiques : clairs, précis, personnels.

Mesurables : donnez-vous des indicateurs clairs pour mesurer vos progrès.

Ambitieux : si ce n’est pas un vrai challenge, ce n’est pas la peine de l’entreprendre.

Accessibles : fixez-vous des choses que vous pouvez réellement atteindre, ou sinon, bonjour le découragement !

Réalistes : tenez compte de vos ressources réelles.  Budget, temps disponible, soutien ou résistance de la part de votre entourage, etc.

Et enfin : limités dans le temps.  C’est le plus délicat : si vous prenez un temps trop court, vous vous “mettez un éléphant sur le dos” et vous n’y arriverez pas.  Si vous choisissez un temps trop long, vous vous lasserez avant longtemps et vous laisserez tomber…  N’oubliez pas le terme précédant : soyez réalistes !

Voici une mindmap qui résume tout cela d’un coup d’oeil !  Je vous l’offre : cliquez dessus et vous pourrez la télécharger depuis le site Bigger Plate.

Objectifs Smaart

Voici un exemple qui va vous montrer comment utiliser cet outil fabuleux qu’est le mindmapping pour vous fixer des objectifs efficaces :

Objectifs personnels 2012

Vous pouvez dessiner votre propre carte à la main ou utiliser, comme moi, le logiciel de mindmapping XMind 3.2.1 disponible en français à cette adresse : XMind.net

Envoyez-nous la vôtre, et nous la publierons sur ce blog.  A bientôt !

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